Kali Sultana

Kali Sultana / @Louis Vincent

Kali Sultana

2009 – CD et digital

Musiciens invités :

Accordéon : Francis Varis / saxophone ténor, clarinettes, cor anglais : Renaud-Gabriel Pion / chant : Maria Robin / gumbass : Pascal « Kalou » Stalin / percussions: Ze Luis Nascimento / daphs : Shadi Fathi, assistée de Colombe Robin « La Coque » / alti : Anne Berry, Aude-Marie Duperret / violoncelle : Véronique Tat, Cécile Girard / écriture des cordes : Francis Varis, Renaud_Gabriel Pion / bouzouq, ‘oud, guitare, compositions, direction artistique : Titi Robin

Kali sultana, L’ombre du Ghazal

Qui est la Kali Sultana ? Où et comment la rencontrer ? C’est à ces questions que Titi Robin répond dans son nouveau projet. Pour ce promeneur sans papiers ni frontières, qui arpente inlassablement depuis trois décennies le chemin poétique, philosophique et mystique reliant l’Inde du Nord à l’Andalousie, la Kali Sultana est cette incarnation féminine de la grâce, cet idéal de beauté après lequel courent les innombrables musiciens dont il a eu le bonheur de croiser la route. Elle est cette muse universelle, cette figure imaginaire et pourtant omniprésente, dont tout créateur rêve d’embrasser l’indicible et insaisissable splendeur. Elle est, pour citer le poète Hafez de Shirâz, « comme la nouvelle lune qui éclaire doucement le chemin des égarés, puis se retire sous le voile des nuages. »

Kali Sultana / @Louis Vincent
photo: Louis Vincent

Avec sa guitare, son bouzouq ou son ‘oud, Titi Robin n’aura lui-même jamais cessé de poursuivre cette recherche, depuis le bassin méditerranéen, où il aura découvert très tôt la richesse musicale des communautés gitanes et arabes, jusqu’à l’Asie centrale et les Balkans, où sa soif de découverte et de volupté l’aura naturellement porté. 

Kali Sultana, le spectacle, est donc à la fois le récit de cette quête et un portrait en mouvement de cette créature impalpable et flottante, dont les traits se dessinent au gré de la musique. C’est aussi, comme toujours avec Titi Robin, un périple intérieur commun au musicien et au public, à travers les sentiments que révèlent les enchaînements et les mariages de mélodies et de rythmes, de compositions et d’improvisations, de danses et de chants. Accompagnés en fond de scène d’une projection de peintures évoquant les différents ciels que rencontre le voyageur sur sa route, les thèmes musicaux, comme toujours essentiellement des compositions de l’artiste, se suivent sans interruption, plongeant le spectateur dans un véritable bain sonore et visuel. Une expérience sensorielle singulière, qui épouse et reflète le « regard nu » et panoramique que Titi Robin porte sur le monde. 

« Au moment où les mots sont impuissants, la musique prend le relais... »

Playlist Video Kali Sultana

Critiques   Kali Sultana   presse

« une magistrale suite en sept mouvements qui vont d’instants de quasi-silence à des moments exaltés, sur un tapis finement tressé de cordes subtiles et de percussions agiles »

Jacques Denis / Vibrations

« Un récit en apparence sans paroles mais pourtant chargé de sens, de murmures, de vécu, tendre ou violent. Suite instrumentale entre miel et piment, univers ambivalent fait d’ombres et de lumières, le tissage musical imaginé par Titi Robin garde les sens en éveil. »

Patrick Labesse / Mondomix

« Les musiciens présents sont tous des virtuoses mais cela n’a aucune importance. Ici, la musique n’est pas ethnique, car elle est bien davantage que la seule musique: dans son authenticité réinventée, elle symbolise la quête de chacun vers la vérité, la beauté, et la beauté de la vérité. »

Christian Larrède / Les Inrockuptibles

« Nous sommes des inconditionnels de Titi Robin, ce musicien-voyageur, qui navigue depuis 30 ans entre Inde et Méditerranée, …Titi Robin reste l’artiste libre qu’il est avant tout, et l’on reconnaît immédiatement sa musique, son son, qui ne sont ni indiens, ni arabes, ni gitans, mais qui sont du Titi Robin, immédiatement reconnaissable à l’oreille. »

Nadia Khouri-Dagher / Babel Med

« Tu as fait de sa vision un ciel d'orage / car tu as su nommer le songe qui le suit... »

Production: naïve  /  Distribution: Believe
Photos de l’album: Louis Vincent / photos de scène: Véronique Guillien

While waiting for an English version of this site, here is some reading through the point of view of a musical journalist: On An Overgrown Path, by dear and respected Bob Shingleton.